Carnet de Voyage de Christian PASQUET. Juillet 2010.

Après un premier voyage fin Avril 2010, Christian Pasquet est retourné à Wandié début Juillet pour suivre et participer aux travaux de réparation des citernes avec les habitants du village.

P7050940.jpg  « Après un voyage sans problème, je suis accueilli  à Dakar par le taxi MUSTAPHA. 4 heures de route plus tard, je prends la pirogue à Ndangane pour 15 minutes de traversée vers l’île de Mar Lodj, où m’attend Alyoune, le cocher et son fier cheval « Sloopy». Une demi-heure de calèche et j’arrive à Hakuna Matata pour le dîner. Accueil très sympathique d’Olivier et grande satisfaction pour moi, d’avoir mis seulement 14 heures au total pour ce voyage…

Le lendemain matin, au cours d’un point rapide sur l’avancement des travaux, avec Olivier, je constate que le coût de réparation des citernes a été revu à la hausse car :

  Sur les 6 citernes de 9 M3 en place, 1 seule est finalement réparable, le maçon ayant indiqué que les réparations des 5 autres semblaient trop hasardeuses, surtout au regard du coût des travaux.

  – 2 autres citernes seront démolies et reconstruites avec des parpaings  fabriqués sur place, enduits sur les 2 faces de mortier de ciment.

  – Un traitement intérieur hydrofuge de qualité alimentaire a été appliqué pour les 3 citernes mises en service, assurant une bonne étanchéité et une protection efficace des aciers. Le sable employé est d’origine locale et contient une forte proportion de sel, ce qui a pour effet de favoriser une corrosion rapide des armatures des bétons.

  citernes-refaites.gif

 Un dispositif de récupération de l’eau des toitures, par des gouttières et des descentes en acier galvanisé, a été mis en place, pour l’alimentation des 3 citernes. 

La qualité de travail du maçon, MAMADIOU de Mar Lodj, est remarquable, les structures et les finitions sont de très bonne qualité, ce qui laisse présager une durabilité élevée des équipements.

Les villageois ont largement participé à l’aide nécessaire au maçon et à son ouvrier, dans le transport du sable, des matériaux achetés à Ndangane, à la fabrication sur place des parpaings… L’instituteur ALI a organisé les commandes et approvisionnements des matériaux achetés à Ndangane et il ne faut pas oublier la participation de AISSATOU dans la préparation et l’organisation des repas au village, pour tous les ouvriers.

Enfin, un grand merci à Olivier pour son dévouement permanent mis à régler les problèmes sur place avec beaucoup de préparation et encore plus de diplomatie !

Selon premiers échos reçus d’Olivier les citernes fonctionnent bien, les pluies ayant été abondantes. Il était vraiment impératif que les citernes soient prêtes avant le 14 juillet, les pluies régulières se produisant à partir de cette date et pour 3 mois.

Toutes les villageois, le chef de village, l’Imam, l’instituteur Ali, Aissatou, se sont confondus en remerciements, pour les réparations des citernes. Les 27 m3 d’eau potable stockés à la fin de la période des pluies, devraient permettre de « tenir » pendant environ 3 mois (1/2 litre/jour/personne), en allégeant le fastidieux transport de l’eau douce par bidons, depuis Ndangane et par pirogues. La rareté de l’eau est une préoccupation permanente : le point d’eau du village (eau saumâtre), ainsi que les citernes, possèdent tous un système de verrouillage du robinet par cadenas, dont la clé est tenue par une femme du village. Ainsi, pas de gaspillage de l’eau, utilisée au plus prés des besoins essentiels.

Le retour vers la France s’est avéré beaucoup plus aventureux que l’aller : oubli de la réservation du cocher, arrivée tardive à N’Dangane pour prendre le taxi, une panne mécanique, réparation d’une heure à M’Bour, et arrivée à Dakar une demi-heure avant le départ de l’avion, grâce à des pointes de vitesse… plus que limites (surtout lorsque l’on connait l’état du taxi !). Heureusement, une panne mécanique de l’avion nous a permis de partir 12 heures plus tard de Dakar : finalement, rien ne presse… »

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